L’entrepreneuriat est un sport d’endurance (en 6 parallèles) 2/3

Endurance et entrepreneuriat
Alors petit à petit, encouragée par mes premières sorties, j’ai été un peu plus loin puis encore plus loin. Oh sans excès car je ne me faisais pas encore confiance. Comment moi, pauvre dirigeante hyperactive certes mais sédentaire, pouvais-je tout d’un coup me mettre à la course à pied Et je voyais passer quelques coureurs qui souffraient de leur effort semblait-il et je n’avais pas tellement envie de souffrir…

Moi qui avais toujours considéré la course comme un effort surhumain et assez absurde je dois le dire, je commençais à constater ses bienfaits sur mes journées. Je me trouvais plus calme après avoir évacué le stress par la fatigue physique induite et, curieusement, je me trouvais pleine d’énergie pour la journée.

Troisième parallèle avec l’entrepreneuriat : Les premières victoires, les premières réussites vous mettent en confiance, vous permettent d’oser plus de choses, d’ouvrir d’autres portes, de croiser de nouvelles opportunités. La confiance pousse à l’action et l’action amène invariablement des résultats.

Je continuais donc, en me forçant un peu quand il ne pleuvait pas, ne faisait pas trop froid, que j’avais bien dormi, pas bu la veille… mais pas question de me violenter. C’est contre mes principes!
Puis j’atteignis un plateau. 30 à 40 minutes de course. Avec peine. Et pas vite en plus. Je n’étais pas vraiment fière de moi. Je croyais que la pratique, aussi occasionnelle soit-elle, me permettrait de progresser plus vite et surtout, SURTOUT, que cela deviendrait plus facile avec le temps. Je me décourageais un peu. Puis me remotivais par à-coups. Je persévérais. Sans y croire. Comme prise dans des montagnes russes de confiance et de découragement. Je me plaignais que ce soit toujours aussi dur.

Jusqu’à ce que je regarde un peu en arrière. Pour constater que oui, en effet, cela demandait toujours un effort mais que pour le même effort, je courrais maintenant 5 km au lieu de 300 mètres.
Cette prise de conscience toute simple, ce constat du chemin parcouru a tout à coup libéré ma motivation et fait taire mes doutes dans une sorte de sursaut d’orgueil. « Puisque je peux faire 5km, j’en ferai 10!! » Et me voilà bientôt avalant les kilomètres et découvrant de nouveaux obstacles. L’endurance. Les douleurs aux jambes. Les côtes à gravir. Mais quelle joie de les surmonter!

Quatrième parallèle avec l’entrepreneuriat : Je l’ai évoqué dans un précédent billet rendant hommage à la rameuse océanique Mylène Paquette. Une qualité nécessaire à l’entrepreneur est définitivement la persévérance. Se donner des objectifs. Faire et faire encore. Essayer, réessayer. Réussir et recommencer. Échouer parfois et recommencer encore.

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