L’économie créative

Richard Florida développe depuis plusieurs années une nouvelle approche conceptuelle. Selon lui, l’économie industrielle et la société qui en est issue fera place à l’économie créative, ce qui transformera considérablement la société, les valeurs, l’urbanisme, l’éducation et forcément la commercialisation.

Fondée sur la science et la technologie, l’innovation et l’entrepreneurship, les arts et la culture, le design et le spectacle, de même que sur les professions reliées au droit, à la gestion, à la finance, à la santé et à l’éducation, l’économie créative compte de plus en plus dans notre monde. Aux États-Unis, 40 millions d’emplois sont reliés à l’économie créative.

Ce changement sociétal induit des transformations dans tous les domaines. Contrairement aux entreprises industrielles qui ont besoin de grandes usines, de beaucoup d’employés et des investissements en équipement, les entreprises de l’économie créative sont plus petites, compte moins d’employés et fonctionnent en réseau.

Les travailleurs de ce secteur sont plus autonomes, plus instruits, plus individualistes, plus exigeants et plus mobiles. À ce titre, les entreprises reliées à l’économie créative sont des moteurs d’immigration, de diversification et de tolérance.

Ce sont ces entreprises émergentes qui permettent aux entreprises de l’économie industrielle d’innover, qu’on songe au rôle accru des designers dans la conception des produits de consommation courante, à celui des concepteurs de systèmes de gestion qui visent à accroître la productivité, sans compter les nouvelles approches en gestion des ressources humaines.

L’effet de ce phénomène se fait sentir sur le type d’investissement, moins sur la machinerie, davantage sur le capital humain. Il faut aussi considérer des investissements privés et publics dans des secteurs d’activités qui deviennent plus importants : les arts, la culture, l’urbanisme, l’éducation.

Bien payés, les travailleurs de l’économie créative changent les habitudes de consommation. Ils auront tendance à choisir des biens de grande qualité, ils choisiront des commerces qui offrent aussi de la créativité, que ce soit dans le meuble, le vêtement, l’alimentation, le transport.

Les travailleurs de l’économie créative sont par nature plus raffinés, plus indisciplinés et plus exigeants. La société devra s’adapter pour réduire les contraintes, se préoccuper de l’apparence des choses et des lieux, les conditions de travail devront être plus souples et les réglementations moins contraignantes. L’urbanisme prendra une place plus grande. Les villes devront accorder une attention plus grande au développement culturel, à l’ambiance et à l’esthétique des lieux.

Même s’ils sont mobiles, les travailleurs de l’économie créative ont tendance à se regrouper. Richard Florida considère qu’une cinquantaine de villes dans le monde ont pris le tournant. Ce sont des villes qui sont elles-mêmes créatives, qui ont une vision de développement, qui comptent des centres universitaires importants et qui investissent dans le captal humain.

Ces changements sont majeurs et impliquent une transformation dans la conception même des choses. Inutile de souligner à quel point le coaching représente un moyen essentiel pour que les entreprises intègrent ces changements.

One Response to “L’économie créative

  • À titre de formatrice certifiée de l’UQAM et de comédienne professionnelle depuis les 20 dernières années, je me spécialise dans la diffusion de techniques de créativité appliquée en entreprise et ce, avec passion.
    C’est formidable de voir la réaction des participants lors des formations qui plongent littéralement dans l’activité proposée. C’est comme si soudain , ils découvraient un puissant pouvoir qu’ils ne savaient pas avoir!
    J’appelle cela: « L’intelligence ajoutée ». Peu chers, ces outils ouvrent la porte sur des possibilités infinies puisque reliées à l’imaginaire.

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