Le gestionnaire de garde-robes

Tous les jours, des entrepreneurs imaginatifs et débrouillards créent des entreprises. Voici un exemple d’une entreprise émergente et son potentiel de croissance.

Stéphanie a étudié en design de mode ; depuis sa tendre enfance elle s’est toujours intéressé à la mode. Durant ses études, elle a travaillé dans des boutiques de vêtements. Très chaleureuse, elle aime rencontrer des gens, elle a un flair pour le chic et s’intéresse à tout ce qui est nouveau. Elle a pensé créer sa propre boutique, mais ça prend beaucoup d’argent.

L’autre solution ?

Elle a compris qu’une entreprise ce n’est pas nécessairement un lieu physique. Être en affaire c’est surtout comprendre le besoin du client et trouver un moyen de le combler ! Les clients ne désirent pas acheter des vêtements, ils veulent être toujours bien mis, ils recherchent le chic et considèrent que leur apparence reflète leur personnalité.

De là naît un concept commercial : garantir à ces personnes qu’elles seront toujours bien mises, qu’elles détermineront elles-mêmes le budget qu’elles veulent y consacrer et qu’elles n’ont plus besoin de parcourir les boutiques. Un gestionnaire de garde-robes.

Une étude de marché simple ?

En moyenne chaque personne dépense annuellement 826 $ pour ses vêtements, chaussures et accessoires. Le marché se fragmente en 3 segments, ceux qui dépensent beaucoup (15 % du marché), ceux qui sont dans la moyenne (20 % du marché), et ceux qui dépensent peu (65 % du marché). Voici la répartition pour un marché de 100 000 personnes.
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Stéphanie décide de développer une clientèle de 150 personnes qui dépensent beaucoup pour leurs vêtements. 150 personnes c’est 1 % du marché de ce segment spécialisé et c’est 0,0015 % du marché total. 99,85 % continueront de magasiner dans des boutiques ou achèteront des vêtements chez Zeller. Il y a des gens qui aiment magasiner, me direz-vous. Nous avons considéré que c’est le cas de 99 % des personnes qui fréquentent les boutiques, Stéphanie cherche le 1 % qui n’aime pas ça !

La rentabilité ?

Stéphanie développera un marché qui dépense globalement 536 900 $ pour s’habiller (150 X 3 579,33 $) Elle compte demander des frais de gestion de 10 % du budget de chaque client, soit 53 690 $. C’est son salaire. Pour les clients qui désirent le chic et l’originalité cela représente des frais de 350 $ par année, une bagatelle quand on dépense déjà plus de 3 500 $.

Stéphanie peut aussi obtenir des rabais de ses fournisseurs. Un rabais moyen de 10 % représente un autre 50 000 $, qu’elle peut garder ou en faire profiter ses clients.

La valeur ajoutée est cependant associée à la compétence, au goût et au charme de Stéphanie et non au prix de ses services. Très rentable, donc ! Pas de magasin, pas d’inventaire, pas d’employés, pas de mise de fonds.

Trop beau pour être vrai ?

Stéphanie espère bâtir sa clientèle en trois ans. Est-ce qu’en trois ans, une personne talentueuse, compétente et charmante ne peut pas trouver 150 personnes qui ont besoin d’un tel service et qui peuvent se le payer ?

Bien sûr, il faudra travailler, solidifier le concept, donner une personnalité à l’entreprise, bâtir peu à peu la clientèle, découvrir des fournisseurs, inventer un rationnel de vente, établir des alliances. Avec un bon coach en marketing, Stéphanie considère que le rêve est réalisable.

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