Croyances et croissance

Je reviens d’un voyage en France, personnel et professionnel et le sentiment qu’il me reste est assez mitigé. Et voilà que l’on m’envoie les résultats d’une étude faite sur de nombreux pays et qui nous parle de l’état d’esprit des populations dont les résultats me surprennent.

J’ai rencontré, lors de mon voyage, des professionnels, essentiellement des consultants, qui m’ont confirmé le ralentissement de l’économie, la difficulté de faire des affaires dans un contexte d’incertitude ou même la perte d’une partie substantielle de leur chiffre d’affaires depuis un an. Malgré cela, ils restent confiants, actifs, innovants, en bons entrepreneurs. Ils me confiaient presque tous néanmoins leur désir, à titre personnel, de quitter le pays, certains avec des projets à court terme…

L’étude PewResearch: le reflet d’un négativisme excessif?

Deux questions de l’étude ont retenu mon attention: le % de personnes qui trouvent que l’économie « va bien » et comment les personnes la voient évoluer dans la prochaine année (s’améliorer, rester stable, empirer).

En France seulement 9% des personnes interrogées considèrent que l’économie va bien en 2013 (contre 30% en 2007). Proche du ressenti des grecs, des italiens et des espagnols et loin derrière les allemands (75%), les canadiens (67%) et même les américains (33%). Pourtant, la France a connu une croissance nulle en 2012 alors que la Grèce (-6,5%), l’Italie (-2,2%) ou l’Espagne (-1,4%) étaient en récession. L’Allemagne, elle n’avait fait qu’un petit 0,7% de croissance. Un premier élément de distorsion de la perception.

Par ailleurs, seuls 11% des français pensent que la situation économique va s’améliorer dans la prochaine année contre 29% des canadiens et 44% des américains. Outre les réelles difficultés économiques en Europe, c’est aussi le reflet de la différence d’état d’esprit qui incite de plus en plus d’entrepreneurs européens à s’implanter outre-Atlantique.
Il convient de noter que l’enquête a probablement questionné plus de salariés (inquiets pour leur emploi) que d’entrepreneurs puisque qu’il y a, en France par exemple, 1 entrepreneur pour 10 salariés dans la population active totale. Ces résultats s’expliquent également par un contexte culturel particulier que je n’analyserai pas ici trop rapidement pour ne pas tomber dans des généralités réductrices mais j’invite tout un chacun à se questionner sur ses propres croyances:

Les questions du coach

Que pensez vous du contexte économique?
Que vous dites-vous quand vous pensez à l’avenir?
Vous sentez vous impuissant ou au contraire, faites vous de nouveaux plans, innovants et proactifs, pour changer les choses?
Qu’est ce qui, à votre avis, permettrait de relancer l’économie, la croissance, la confiance?

Que faire?

Je commence toujours ma présentation du coaching d’affaires par une diapositive qui fait sourire les gens car elle paraît éculée mais elle est pour moi le fondement de l’action en coaching, le déclencheur de la prise de conscience que nous maîtrisons nos objectifs, nos actions et donc, nos résultats et qu’ils ne sont pas extrinsèques:

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous,

demandez vous que ce VOUS pouvez faire pour votre pays »

John F Kennedy

En période de ralentissement économique, si vous êtes touchés par une baisse d’activité, profitez en pour reprendre une longueur d’avance sur vos concurrents:

– Prenez du recul et refaites une planification stratégique, plus courte, sur 6 mois à 2 ans maximum pour en découler un plan de bataille;
– Prenez de nouveaux contacts avec les gens que vous n’avez jamais le temps de voir, dans votre domaine ou dans des domaines connexes pour puiser dans ces rencontres de nouvelles idées;
– Si vous avez des réserves financières, il peut être judicieux de profiter de la crise pour racheter du matériel ou investir. Les bonnes affaires se font en temps de crise.

Et vous, que suggérez-vous de faire?

Source (en anglais): Etude PewResearch

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